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Entretien avec Sten Hagberg sur les communes ouest-africaines

Prof. Sten Hagberg, le Directeur du LACET, est membre du Groupe des Conseillers du Swedish International Centre for Local Democracy (ICLD). Il a accordé un entretien avec l’organisation où il a souligné que malgré les crises socio-politiques au Sahel, les communes restent des institutions locales importantes, comme par exemple au Mali depuis la crise déclenchée en 2012 : Yet, in spite of the fact that it was a coup d’état and the government was dissolved, the national assembly was dissolved, the municipalities remained untouched and could continue to operate, or at least make do. Lire tout l’entretien avec Sten Hagberg ici

Depuis 15 ans, Sten Hagberg mene la recherche sur les communes ouest-africaines. Dans le cadre du labo, il a récemment co-dirigé un ouvrage collectif sur la démocratie par le bas au Sahel et il a dirigé un dossier sur l’ethnographie municipale comparative. Dans un article récent il analyse la montée et la chute du parti burkinabè la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) et dans un autre article, publié en collaboration avec Bintou Koné, la question de la participation de la diaspora dans la politique municipale malienne est analysée. Hagberg et Koné ont également publié un article sur des maires face aux insécurities pour démontrer comment des maires naviguent entre le formel et l’informel.
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Hommage: Professeur Fernand Sanou

Le Professeur Fernand Sanou s’est éteint le jeudi 04 juin 2020. Le poète Birago Diop ne disait-il pas que :« Les morts ne sont pas sous la Terre : Ils sont dans l’arbre qui frémit, Ils sont dans le bois qui gémit, Ils sont dans l’eau qui coule, Ils sont dans l’eau qui dort, Ils sont dans la case, ils sont dans la foule… ».

Le professeur Fernand Sanou en toge lors d’une soutenance à l’Université Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso

Cet homme de science et de conviction s’en est allé à la pointe des pieds laissant le monde universitaire dans l’émoi et le désarroi. Engagé et combattif pour la valorisation du Burkina Faso, il n’hésitait pas à accompagner les jeunes chercheurs qui avaient beaucoup d’estime et d’affection pour). Ce natif de Bobo-Dioulasso a soutenu sa thèse de doctorat en décembre 1981 sur le thème : «  Les universités africaines en quête de leurs identités. Une étude de la culture de carriérisme à l’Université de Ouagadougou, Haute-Volta », University of Southern California, Los Angeles.

Enseignant-chercheur au Département de Sociologie à l’Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou, il est admis à la retraite en 2009. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité administrative au sein des Ministères chargés de l’éducation (Secrétaire général des services de 1972 à 1975, Directeur général de la culture de 1976 à 1978, Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en 1982-1983) avant d’enseigner à l’Université entre 1982 et 2002.

Il fut membre de l’équipe des experts chargés de la rédaction de l’étude nationale prospective « Burkina 2025 » en 2002 et, depuis lors, dans plusieurs équipes de recherche prospective (défense nationale et sécurité, études thématiques sur l’énergie, le coton et le sida ainsi que la santé). Il était le directeur académique et Conseiller Scientifique de l’Institut Supérieur de Sécurité humaine.

Fernand Sanou a marqué une génération d’étudiants grâces à ses qualités humaines, scientifiques. Il était pour eux, un père, un ami et un protecteur. Les principales valeurs auxquelles cet ancien séminariste était attaché sont la justice, l’amour du prochain et la solida­rité. Bien qu’étant à la retraite, il a continué à dispenser des cours et assuré le suivi des travaux de recherche de nombreux étudiants.

Ses proches affirment que la lecture était son occupation majeure grâce à une bibliothèque personnelle qui compte environ 5000 livres qu’il a constitués depuis sa première année d’université en 1965. Il est chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques (1999) et commandeur de l’Ordre National en 2015.

Le Professeur Fernand Sanou a collaboré avec certains membres du LACET et a contribué à l’encadrement et à la formation de certains.

Le LACET vous dit merci d’avoir partagé votre passion pour l’enseignement.

Reposez en paix sur la terre libre du Pays des Hommes intègres !

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Le fonds national malien soutient l’ISH

Les programmes de recherche ci-après de l’Institut des Sciences Humaines de Bamako ont été admis au financement du Fonds Compétitif pour la Recherche et l’Innovation Technologique (FRCIT) à partir de 2021. Il s’agit de :

  • Orpaillage au Mali : analyse socio-anthropologique ;
  • Office du Niger : mutations sociales dans un contexte d’insécurité foncière ; et
  • Recherches archéologiques dans le Mandé, une perspective de développement du tourisme dans les environs de Bamako

Le FCRIT est un fonds national mis en place par le gouvernement du Mali en vue de promouvoir la recherche scientifique et l’innovation. Il est annuellement renouveler en fonction du budget d’Etat. Les membres du LACET impliqués dans ces programmes de recherche sont : Yaouaga Félix Koné, Bintou Koné et N’gna Traoré (Orpaillage); et Baba Coulibaly (Office du Niger).